Blog

-
Instant présent
- Par sunyatazenconseil
- Le 03/09/2010
- Dans Contes et légendes
La sagesse est de voirLa beauté dans l'ordinaire
En s'accommodant du monde
Tel qu'il est
Il n'y a de trésor
Que l'instant présent.
Santôka Taneda - Moine et poète (1882 - 1940)
-
Mère et Aurobindo - attitude juste
- Par sunyatazenconseil
- Le 28/08/2010
- Dans INDE § CEYLAN
...
"Si chacun de vous faisait tout son possible, alors il y aurait une vraie collaboration et le résultat serait beaucoup plus rapide. J'ai vu d'innombrables exemples du pouvoir de l'attitude juste. J'ai vu des foules sauvées de la catastrophe par une seule personne qui gardait l'attitude juste. Mais cette attitude juste ne doit pas rester quelque part très haut tandis que le reste du corps est abandonné à ses réactions habituelles. Si vous restez comme cela dans les hauteurs en disant : "Que la volonté de Dieu soit faite", vous risquez de vous faire tuer quand même, car votre corps tout tremblant de peur n'est peut-être pas divin du tout. Il faut pouvoir garder la conscience vraie jusque dans le corps lui-même et ne pas avoir la moindre peur, il faut être rempli de la paix divine. Alors, vraiment, il n'y a pas de danger. Non seulement vous pouvez parer les attaques des hommes, mais vous pouvez aussi agir sur les bêtes et même sur les éléments.Je peux vous donner un petit exemple. Vous vous souvenez de la nuit du grand cyclone, lorsqu'il y avait ce bruit épouvantable et ces cataractes de pluie partout sur la ville. J'ai pensé que je devrais aller dans la chambre de Sri Aurobindo pour l'aider à fermer ses fenêtres. J'entrouvris sa porte et le trouvai tranquillement assis à son bureau, en train d'écrire. Il y avait dans cette chambre une paix si solide que personne n'aurait imaginé qu'un cyclone faisait rage dehors. Les fenêtres étaient grandes ouvertes, pas une goutte de pluie n'entrait."
(in Entretiens 1930-31, aphorismes et paradoxes, Sri Aurobindo Ashram, Pondichéry, 1972)
-
Rosée
- Par sunyatazenconseil
- Le 26/08/2010
- Dans ZEN
-
Tuez l'ego !
- Par sunyatazenconseil
- Le 25/08/2010
- Dans ZEN
La pratique de zazen aujourd’hui est bien différente de celle du temps jadis. Pour la majorité d’entre-nous, point d’ermitage ou de monastère perdus dans la montagne profonde, et aucune grotte où nous pourrions nous perdre des lustres dans un silence infini. En fait le zen, pour nous occidentaux, reste à inventer ...Tradition ou modernité ?

-
L'antre du démon
- Par sunyatazenconseil
- Le 23/08/2010
- Dans ZEN
Ne suivez pas vos pensées ...
Ici dans le dojo, toutes les choses qui font que nous nous agitons en tous sens peuvent se détacher de nous ... Et tomber, tomber comme du bois mort ou une carapace usée.Maître Deshimaru disait ; "En zazen, nous devons mourir au moins une fois ... Totalement, sans laisser de traces, sans garder aucune attache ... Oublier tout."
Faire zazen c'est redevenir une perle brillante. Tout, absolument tout est une perle brillante. Toutes les existences. Mais, par notre karma nous tombons dans l'antre du démon de la montagne noire. Par le karma passé, celui d'avant notre naissance, par le karma de notre éducation, de notre environnement social, familial, etc ...
Mais l'antre du démon peut devenir une perle brillante.
C'est zazen.
Dès qu'on entre dans un dojo ... On change complètement.
Tout en nous devient une perle brillante.
Aucun mouvement du corps, de la parole ou de la conscience ne peut trompé le karma engendré - proche ou lointain. Nos actions attestent toujours de leur nature, c'est à dire la loi implacable de la causalité.
Durant zazen le corps ... immobile, manifeste la plus haute posture, la parole est silence et notre conscience se fond dans le rythme calme et profond de notre respiration.

Ainsi, l'harmonie juste s'établit inconsciemment, automatiquement produisant la conscience HISHIRYO ...
Voilà comment zazen coupe tout karma laissant apparaître naturellement la merveilleuse perle brillante dans l'antre du démon de la montagne noire.
En zazen, nous devons tous mourir au moins une fois !
-
Aïkido - Le pouvoir du ki
- Par sunyatazenconseil
- Le 15/08/2010
- Dans KENDO
"L'Aïkido commence lorsque nous sommes vides comme le ciel. De ce point de départ, naît la liberté du mouvement harmonieux.
Devenir vide veut dire balayer toute pensée illusoire et toute fausse idée de soi-même. La plus haute conscience - gokui - de l'Aïkido découle de la fusion du mouvement et du monde invisible de l'esprit, le kototama.Cette mise en oeuvre de la totalité de l'univers réside dans votre hara, le centre vital duquel naît l'énergie d'une nouvelle vie.
Le budo m'a inondé de la lumière de cette réalité."
Ô Sensei Ueshiba - Fondateur de l'Aïkido
-
Le dés-espoir du bodhisattva
- Par sunyatazenconseil
- Le 11/08/2010
- Dans ZEN
En un éclair le monde tout entier s’est effacé. Disparus l’horizon, les montagnes les lacs et les forêts, disparue la vie intérieure chaude et intime révélant un abîme sans fond de non-existence, un béatifique néant.Le vide ressenti jadis comme impossible se déploie désormais dans les dix directions jusqu’à provoquer la nausée. C’est cet écœurement du néant qui dirige chacun de nos pas et qu’il convient de traverser, agissant ou résigné, moine ou laïc, cherchant un soutien auprès d'autres êtres ou seul devant la paroi abrupte et grise de l’ennui.
Et la solitude éternelle quelle que soit la posture utilisée, yeux pleinement ouverts le jour, mi-clos en zazen ou fermés dans nos rêves, silencieux ou bavard, agité ou immobile, ne renferme vraiment aucun apaisement.
Seul demeure, là, tout au fond un étrange calme, plat, immobile, comme une terre desséchée dont l’attente vaine d’une eau salvatrice devient presque désespoir …
C’est donc à cela que l’on parvient ?
La souffrance et le malaise d’être sont sans fin. Même si j’entre à l’instant dans ce nirvana, me soustrayant ainsi aux contingences de la roue de la vie, du désagrément qui il y a à mourir sans en avoir terminé avec la « soif » d’existence, et le désir insatiable, un nombre infini d’êtres connaîtront les épreuves du samsara et de la finitude …La destinée humaine, la « ronde infernale » est-elle donc sans issue ?
Celui qui pense se sauver est encore dans l’illusion, même s’il est au seuil de l’illumination. Illusoire est le moi, illusoire est le salut. Sa nature profonde étant celle de tous les êtres sensibles, leur souffrance sera toujours la sienne !
C’est là le dés-espoir du bodhisattva !
-
Canal des moines
- Par sunyatazenconseil
- Le 08/08/2010
- Dans Méditation marchée








Français
English